Le don d’organes, faire renaître la vie

Grâce aux progrès de la recherche et de la médecine, les greffes d’organes et de tissus sont couronnées de succès. Ce qui explique qu’aujourd’hui trop de patients sont en attente d’un greffon et meurent faute de trouver un donneur. Heureusement dans un cadre juridique élargi, chacun d’entre nous peut remédier à cette situation. Nous sommes tous des donneurs potentiels ! Explications…

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Crédit photo © France-Adot

Le don d’organes, les grands principes

Le don d’organes permet à la médecine de prélever organes ou tissus d’une personne décédée pour les greffer sur une personne en vie mais risquant de la perdre faute de ce greffon. C’est un formidable acte de générosité qui consiste à sauver des vies après la mort.

Il existe deux types de dons :

  • Les organes : le cœur, les poumons, les reins, le foie, le pancréas ;
  • Les tissus : la peau, les os, la cornée, les valves cardiaques, la moelle osseuse. Il est important de comprendre que le corps prélevé est toujours respecté et ne modifie pas son apparence physique. Le cadre légal protégeant autant le donneur que le receveur.

Nous sommes tous égaux devant le don d’organes

Toute personne en état de mort encéphalique (lorsque le cerveau n’est plus irrigué) est potentiellement donneuse d’organes.
Des analyses sérologiques, des recherches sur les antécédents familiaux ainsi que la manière dont la mort est survenue infirment ou confirment cette possibilité. L’âge n’entre pas en compte, seul le critère de qualité fonctionnelle est examiné.

L’avancée des lois et les progrès de la médecine

Il y a un peu plus d’un siècle, le corps humain était encore défini comme « inexploitable ». C’est depuis 127 ans seulement que la loi permet de léguer son corps à la science. Il s’agit d’une période très courte, comparée à l’incroyable bond en avant de la recherche et de la médecine.

Voici les grandes étapes de ces lois qui aujourd’hui permettent de sauver de plus en plus de vies.

  • 15 novembre 1887. Il est permis à chacun de choisir la destinée de sa propre dépouille mortelle, ce dans le cadre de l’époque : la recherche médicale.
  • 7 juillet 1949. La loi Lafay autorise le legs des yeux (la cornée) en vue de transplantations.
  • 22 décembre 1976. La loi Caillavet autorise le prélèvement de tous les organes ainsi que celui des tissus, accompagnant ainsi les progrès de la médecine.
  • 29 juillet 1994.  Deux lois sont établies en parallèle. L’une dédiée  » au respect du corps humain « , l’autre consacrée au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal » Le cadre actuel se dessine. Les lois Lafay et Cavaillet sont abrogées.
  • 1er juillet 1998. Un amendement des textes de 1994 met l’accent sur les règles « d’hygiène et de sécurité sanitaire obligatoires pour traiter les organes comme des produits de santé ».
  • 6 aout 2004. Les conditions d’accès aux organes sont facilitées, l’intégrité du corps humain est précisée, sauf « en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui ».

Le consentement du donneur est stipulé dans le Code de la Santé Publique :  » le prélèvement d’éléments du corps humain et la collecte de ses produits ne peuvent être pratiqués sans le consentement préalable du donneur. Ce consentement est révocable à tout moment ».

Prendre position, le premier geste qui sauve des vies !

Puisque nous sommes tous présumés donneurs et que notre consentement est obligatoire, il nous faut tous prendre position sur ce sujet. En parler à vos proches pour ne pas les amener à prendre une décision qui vous incombe est une démarche capitale.

En complément et pour témoigner de votre volonté de donner vos organes, il est précieux de faire établir une carte de donneur à votre nom. En l’a portant sur vous, vous facilitez le processus du don d’organes sachant que chaque minute compte.

Comment vous procurer la carte de donneur ?

  • L’agence de la biomédecine met à disposition un formulaire à compléter pour recevoir cette carte.
  • Plusieurs associations soutenant le don d’organes vous permettent également de l’obtenir (France-Adot).

À savoir :

  • La carte de donneur n’a pas de valeur juridique, elle aide les proches à respecter les dernières volontés du défunt.
  • Les mineurs peuvent également obtenir cette carte, même si, en cas de décès, ce sont les parents qui donnent l’accord final. Connaître le point de vue son enfant est donc primordial
  • L’anonymat est obligatoire entre le receveur et le donneur. Seuls les médecins du donneur et les médecins du receveur peuvent établir un lien si la nécessité médicale exige de connaître les antécédents familiaux.
  • Si vous refusez catégoriquement le prélèvement d’organes, votre inscription au Registre National des Refus, auprès de l’agence de biomédecine est une garantie. Seule cette démarche a une valeur juridique interdisant tout prélèvement.

Comment me faire connaître :

Tout d’abord, il est important de faire connaitre sa volonté de donner ses organes à ses proches, ce qui facilitera grandement leur choix au moment opportun.
Vous procurer une carte de donneur d’organes Pour établir votre carte c’est très simple, plusieurs possibilités s’offrent à vous : N’oubliez pas, parlez-en !

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