Le coût des obsèques est assez élevé. En effet, il faut compter 4.500 euros, en moyenne, pour une inhumation, et 3.500 euros pour une crémation. Pour faire face à ces dépenses, et décharger ses proches de tout souci financier, certaines personnes souscrivent un contrat d’assurance obsèques. Mais cette solution est-elle accessible à des personnes d’un certain âge ou rencontrant des problèmes de santé ?
Qu'est-ce que l'assurance obsèques ?
L’assurance obsèques peut se présenter sous la forme :
- D’un contrat en capital : dans ce cas, le capital réuni est versé au bénéficiaire désigné dans le contrat. La somme doit servir au financement des obsèques, seul un éventuel surplus pouvant être utilisé par le bénéficiaire comme bon lui semble. Ainsi, au moment du décès, les proches n’ont pas à se soucier du financement des obsèques.
- D’un contrat en prestation : en plus du financement des funérailles, ce contrat en prévoit le déroulement. C’est l’opérateur funéraire qui est désigné comme bénéficiaire. L’assuré s’entend avec lui pour mettre au point l’organisation de ses obsèques. Il choisit notamment le cercueil, ou l’urne, décide de l’organisation de la cérémonie ou encore prévoit des soins de conservation du corps.
Existe-t-il un âge limite pour souscrire un contrat ?
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L'état de santé peut-il représenter un obstacle à la souscription ?
- Il peut d’abord accepter de l’assurer, à condition que le souscripteur se soumette à un questionnaire médical. Ce document comporte des questions sur les antécédents médicaux de l’assuré, sur son hygiène de vie, les pathologies dont il souffre et les traitements médicaux en cours. Les réponses doivent être sincères et l’assuré ne doit pas dissimuler sciemment certains éléments de son état de santé. Une fausse déclaration ou un oubli, d’une maladie par exemple, frappent de toute façon le contrat de nullité. Si l’assureur le juge nécessaire, il peut demander à l’assuré de passer des examens médicaux supplémentaires.
- Il peut l’assurer sans lui demander de répondre à un questionnaire de santé. Mais, en échange, il arrive souvent que le contrat prévoie un délai de carence. Durant cette période, les garanties prévues au contrat ne jouent pas. Si, par exemple, l’assuré décède d’une maladie pendant que court le délai de carence, le capital n’est pas versé au bénéficiaire. En revanche, les cotisations versées par l’assuré lui seront remboursées. Le délai de carence varie selon les assureurs ; il peut aller de quelques mois à un ou même deux ans.
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