Les chargements ou frais de gestion du contrat d’assurance-vie

Parmi les frais liés à l’assurance-vie, on retrouve les frais de gestion. Ils sont exprimés en pourcentage et calculés en fonction de la durée du contrat d’assurance-vie (mensuelle, trimestrielle ou annuelle).

Perçus tous les ans sur le montant total de l’épargne par l’assureur, ces frais sont malheureusement inévitables. S’il est possible de passer à côté des frais de versement (ou frais d’entrée), voire dans certains cas aux frais d’arbitrage et de surveiller de près les clauses pour éviter un maximum de frais cachés, il ne vous sera alors pas possible d’éviter les frais de gestion.

frais-de-gestion

Ces frais correspondent au % de la valeur acquise du contrat :

Les chargements ou frais de gestion en assurance vie sont destinés à couvrir :

  • les dépenses de l’assureur pour la gestion du contrat ;
  • les provisions constituées pour garantir la sécurité de l’épargne ;
  • le bénéfice et l’alimentation des fonds propres de la société d’assurance.

Pour les contrats à primes temporaires (et a fortiori sur les primes uniques), les frais de gestion sont prélevés pendant la période de versement des primes et provisionnés pour pouvoir couvrir les dépenses pendant toute la durée du contrat.

Pour les garanties décès, ces chargements sont aussi destinés à couvrir les écarts aléatoires entre la fréquence réelle des décès et la mortalité théorique des tables. Dans ce cas, il ne s’agit pas de frais, mais de provisions constituées pour tenir compte des spécificités de chaque population assurée et compenser les pertes techniques de mortalité.

A Noter :

Sur les assurances qui n’ont pas de valeur de rachat, les chargements de gestion sont prélevés sur les primes versées.

Enfin, pour les contrats d’épargne, les chargements de gestion peuvent être imputés de deux manières :

  • soit sur l’épargne constituée : Le contrat prévoit qu’un certain pourcentage de l’épargne gérée sera prélevé tous les ans pour couvrir les frais de gestion. A fin 2015, tes taux varient de 0,3 % à 1 %, La norme semblant se situer vers 0,6 % qui représente un niveau acceptable.
  • soit sur la performance de l’épargne et le contrat est présenté avec des frais de gestion nuls. Comme nous l’avons vu, l’assureur déduit ses frais de gestion des produits financiers de l’épargne.

Si dans le premier cas (frais de gestion apparents) le montant prélevé sur l’épargne ne couvrait pas les coûts réels de gestion, la perte ainsi dégagée serait également imputée à la performance du contrat.

Pour les contrats en unités de compte, il faut ajouter les frais classiques prélevés par le gestionnaire des SICAV, FCP ou SCPI… Ces frais, qui seraient également supportés dans le cas d’une détention en direct, sont débités à l‘assuré et imputés à son épargne.

Enfin, pour les contrats multisupports, les frais d’arbitrage entre les différents placements possibles sont répercutés à l‘assuré. Jusqu’à 1,5 % on peut les considérer comme acceptables et comparables à ce que coûterait un arbitrage de valeurs détenues en direct.

Pour conclure sur les frais de gestion

Généralement, des frais de gestion élevés sont nuisibles au capital  du souscripteur sur le plus ou moins long terme. Il est donc préférable de sélectionner un contrat d’assurance vie comportant des frais de gestion relativement bas quitte à ce que les frais d’entrés soient quelque peu plus élevés. Sur le long terme, cette solution s’avérera plus profitable.

Il est donc vivement recommandé de bannir les contrats dont les frais de gestions annuels seraient supérieurs à 1 %.

Important :

Les assurances vie souscrites sur internet sont globalement bien plus attractives concernant les taux de frais de gestion.

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