Faire une plus grande place aux unités de compte
Pour parer à cette baisse de rentabilité, les épargnants doivent modifier leur stratégie patrimoniale et accepter de donner une place plus grande à des investissements plus risqués. Les intermédiaires indépendants en gestion de patrimoine peuvent accompagner ce changement. Faut-il pour autant investir tout son patrimoine en assurance vie ? Pas forcément.
Alors que jusqu’à ces dernières années, à peine 20 % des sommes collectées par l’assurance vie étaient converties en unités de compte, on assiste actuellement à un engouement du public vis à vis des « multisupports » et des unités de compte ; ceci avec le concours actif des assureurs qui encouragent vivement leurs clients à opter pour ces formules plus rémunératrices, mais beaucoup moins sécurisées (voir : la rémunération de l’assurance-vie).
La gestion libre
Même si investir en Bourse est possible à partir d’un contrat d’assurance vie, par le biais des unités de compte, cela nécessite d’appréhender des mécanismes pas toujours simples aux yeux du profane et d’y consacrer un minimum de temps.
La gestion libre n’est donc pas donnée à tout investisseur, car choisir les bons supports d’investissement pour obtenir une rentabilité acceptable, tout en modérant les risques, exige des connaissances et un suivi régulier des marchés.
Quels fonds privilégier ? Quelle proportion d’unité de compte accepter ?
Pour parer à cette difficulté, les épargnants ont la faculté d’opter pour les autres modes de gestion proposés par les assureurs.
Frais, supports, fiscalité, clause bénéficiaire : comparez les contrats des assureurs partenaires avant de choisir, sans obligation de souscrire.
La gestion pilotée ou déléguée
Aujourd’hui, les assureurs proposent des formules qui vous permettent de confier la gestion de votre contrat à leurs services.
Conseillé par des sociétés de gestion en renom, votre assureur investira les capitaux que vous lui confiez sur les meilleurs supports et en assurera, par des arbitrages, une répartition conforme à votre profil d’investisseur et en fonction de l’évolution des marchés.
Ainsi vous profitez de la compétence de sociétés de gestion d’actifs comme Lazare Frères Gestion, Oddo AM, Edmond de Rothschild HDF Investment Solution, dont les services étaient auparavant réservés à la clientèle des conseils en gestion de patrimoine et nécessitaient des capitaux importants. Cette gestion est accessible à partir de quelques milliers d’euros, voire moins.
Le gestionnaire prendra les décisions d’investissement en fonction du niveau de risque consenti et accepté par le souscripteur.
Cette gestion, sans être complètement individualisée, comporte plus d’interventions humaines destinées à anticiper les éventuels retournements des marchés, de façon à éviter les pertes, ou au contraire à profiter des conjonctures favorables.
Mais il n’existe aucune garantie, ces sociétés n’étant pas soumise à une obligation de résultats mais à une simple obligation de moyens.
Bon à savoir : Dans certains contrats, cette gestion pilotée peut ne concerner qu’une partie seulement des fonds investis, le souscripteur ayant la possibilité de gérer lui-même l’autre partie des fonds.La gestion profilée
La gestion profilée est une gestion intermédiaire entre la gestion pilotée (ou déléguée) dans laquelle l’assureur et la société de gestion s’occupent de l’intégralité de la gestion, et la gestion libre où l’assuré est seul à décider et à agir.
En fonction du profil d’investisseur choisi (en général choix entre 2 à 4 profils type) :
- le profil prudent ou sécurisé. Le contrat sera principalement composé d’obligations, et de produits obligataires ou monétaires;
- le profil dynamique, qui privilégie une majorité d’actions;
- le profil équilibré, qui allie sécurité et rentabilité, en mixant actions et obligations.
Un traitement des sommes investies est décidé pour l’ensemble des clients ayant opté pour ce profil.
Dès lors, l’investissement est réalisé sur les bases définies et une gestion informatisée est appliquée au contrat. Cette gestion comporte un point trimestriel de l’évolution des marchés et un arbitrage si nécessaire. C’est en quelque sorte une version « low-cost », plus industrialisée de la gestion pilotée.
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La gestion dite « à horizon »
La gestion à horizon s’adresse avant tout à une clientèle jeune, qui a du temps devant elle et qui souhaite réaliser des plus-values intéressantes en prenant des risques plus ou moins mesurés.
Ainsi, au démarrage du contrat, si les marchés sont bien orientés, un maximum d’investissement sera fait sur des supports en actions présentant un fort potentiel. S’il s’avérait que les marchés se soient retournés, les supports seraient conservés en attendant des jours meilleurs et la remontée des cours.
A l’inverse, lorsque l’investisseur se rapprochera de l’horizon où il envisage de sortir du contrat, les gains réalisés sur les supports à risques seront valorisés et sécurisés sur des fonds moins exposés à des variations importantes.
Ce mode de gestion revient à profiter des cycles de marchés plus ou moins rapides, en pariant sur une progression plus forte à long terme des fonds en actions par rapport aux fonds obligataires. La gestion à horizon est à réserver aux investisseurs initiés acceptant les risques d’un pari à long terme.
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