profil de gestion assurance vieLes options de gestion de l’assurance vie

L’investisseur qui opte, à la souscription pour la gestion libre de son contrat d’assurance-vie, choisit librement les supports sur lesquels sont investis ses capitaux.

Pour l’aider à établir un suivi régulier des supports constituant son contrat, les assureurs ont mis à sa disposition diverse outils. Parmi eux, sont apparus au début des années 2000 les « options de gestion » (ou « arbitrages programmés »).

Parfois gratuites, payants pour certains, selon les assureurs et les contrats, ces services financiers sont là pour automatiser certaines opérations et la répartition de l’épargne entre les divers supports, en fonction des marchés. Ceci évitant à l’épargnant d’avoir un œil permanent sur l’évolution de son contrat (voir : la gestion profilée et la gestion pilotée).

Ces options d’arbitrage automatique se répartissent en fonction de 2 objectifs : la sécurisation de l’épargne et la dynamisation des placements.

Les options de sécurisation de l’épargne

Protéger l’épargne investie étant le premier souci du titulaire du contrat, celui-ci lui offre différents mécanisme pour y parvenir.

Le rééquilibrage automatique

A la souscription, l’investisseur détermine l’affectation de ses fonds sur les différents supports à sa disposition, en fonction de la part de risque qu’il accepte de prendre. Mais, au fil du temps les fluctuations des marchés vont modifier cette répartition.

Cette option va permettre de corriger ce déséquilibre en transférant des fonds représentant la plus-value réalisée par le support performant, vers le ou les supports ayant été moins valorisés.

Cette option est parfois aussi dénommée « allocation constante ».

Exemple : investissement de départ 40 % sur fonds en euros – 60 % sur des actions.Si hausse du marché, la part des actions va augmenter => automatiquement des actions vont être vendues et l’argent réinvesti sur un fond en euros. Inversement, dans un marché baissier, il y aura transfert du fonds en euros et achat d’action, de façon à rétablir l’équilibre initial.

La sécurisation des plus-values

Souvent appelé « écrêtage des gains », cette option permet de sécuriser automatiquement les plus-values réalisées sur des supports à risques. Dès qu’elles ont atteint un seuil fixé par avance, elles sont réinvesties sur des supports moins risqués.

Exemple : vos 3000 € investis sur des supports « actions » sont devenus 3300 € par la hausse des marchés. Si vous avez mis en place une option d’écrêtement qui prévoit la sécurisation des plus-values dès lors où elles atteignent 10 %, automatiquement les 300 € seront transférés sur le fonds en euros de votre contrat.

La limitation des moins-values

Destinée à limiter les pertes, cette option est plus connue des habitués de la bourse sous le nom anglais de « Stop Loss » (arrêt des pertes).

Elle se présente sous deux formes :

  • 1. le stop-loss absolu : dès que le seuil de moins-values fixé est atteint ou dépassé, la totalité de l’investissement sera transféré automatiquement sur un support sécurisé.

Exemple3000 € sont placés sur un fonds en actions. Dès lors où la baisse aura atteint 10 %, les 2700 € restant seront sécurisés sur un support en euros.

 

  • 2. le stop-loss relatif : sous cette forme, les 10 % de pertes ne seront plus calculés par rapport à l’investissement initial de 3000 €, mais par rapport au plus haut cours atteint par la valeur en question. Si votre investissement était monté à 4000 €, alors le stop-loss relatif déclenchera le mécanisme de transfert, dès lors où la valeur sera redescendue à 3600 € (4000 – 10%).

Le « Stop win » ou arrêt des plus-values

Cette option est destinée à limiter les performances d’un support en unités de compte.

Quand la performance réalisée par le support a dépassé une prévision de gains fixée par avance, alors il y a automatiquement désinvestissement total des fonds qui sont repliés sur un support sans risque. Cette opération permet non seulement de sécuriser la plus-value réalisée, mais met à l’abri d’un retournement brutal de marché.

Les « fonds à horizon » : pour une sécurisation progressive de l’épargne

L’investisseur peut, dès la signature ou au bout de quelques années d’investissement sur des supports risqués, opter pour la sécurisation progressive de son épargne, en vue par exemple de sa retraite.

Ainsi, en fonction de l’horizon de placement fixé (10 ou 15 ans), chaque année un pourcentage déterminé des fonds investis sur des supports à risque sera redéployé sur des fonds sécurisés.

Cette réorientation progressive a pour objectif d’aboutir à une sécurisation des gains, puis, à terme à un désengagement total des valeurs à risque par un placement de l’intégralité du capital sur des supports sécurisés (fonds en euros ou obligations). Ceci permet sur une durée de 10 à 15 de passer d’une gestion « dynamique » et risquée à une sécurisation totale de l’investissement, particulièrement en vue d’une prochaine sortie du contrat.

Attention : cette option comporte un risque important de perte car si, lors de la phase d’investissement « dynamique » survenait un effondrement de la bourse, il est fort probable qu’au moment du début de la phase de sécurisation, le capital de départ n’est pas encore été reconstitué et que les pertes enregistrées ne soient pas complètement effacées. Il convient donc de pouvoir neutraliser l’option à tout moment.

Les options de dynamisation de l’épargne

Pour les investisseurs ayant une optique plus risquée pour leur épargne, quelques options permettent de minimiser les risques par une introduction progressive des capitaux sur les marchés.

La dynamisation des plus-values du fonds en euros.

Cette option automatise l’investissement annuel sur des supports à risques, de l’intégralité des gains réalisés sur les fonds en euros, dès qu’ils sont attribués en début d’année.

Cet arbitrage automatique permet de sécuriser le capital initialement investi en le confortant sur le fonds en euros, tout en recherchant des performances avec la plus-value réalisée. Par contre, cet investissement automatique en début d’année n’est pas forcément en correspondance avec une période favorable à l’entrée sur les marchés. Or, rentrer sur les marchés en période défavorable peut compromettre la recherche d’une meilleure rentabilité.

L’investissement progressif

Également dénommé « lissage » ou encore « dynamisation progressive », cette option a pour but de diminuer le risque de rentrer sur les marchés à un mauvais moment, en étalant dans le temps l’opération d’investissement sur des unités de compte risquées sur le marché « actions », ceci ayant pour effet de « lisser » le risque sur une période déterminée par avance.

L’opération se réalise en plusieurs temps.

  • En premier lieu, le versement du capital à placer est investi sur un support prudent (fonds en euros, sicav monétaires, etc.) qui servira de base aux opération d’investissement vers les supports à risque.
  • Après détermination de ces derniers en fonction de leur orientation plus dynamique (actions), et selon une périodicité prédéfinie (mois, trimestre,…), une somme sera prélevée régulièrement sur le support prudent pour être investie aussitôt sur ceux à risque préalablement sélectionnés.
  • La même opération sera renouvelée chaque mois ou trimestre, jusqu’à engagement total de la somme globale déposée sur le support prudent qui sera donc progressivement vidé.

En fonction du sens des marchés (haussiers ou baissiers) au moment de chaque versement, le risque lié à l’entrée sur les marchés en une seule fois sera donc réduit par un lissage du cours sur plusieurs périodes.

Particularités des options

Si les options apportent une aide précieuse aux investisseurs qui choisissent la gestion libre, il convient malgré tout de garder à l’esprit que :

  • elles ont souvent un coût (toutes ne sont pas gratuites) ;
  • leur nombre, leur gratuité ou non, pourront être des critères de choix des contrats proposés (toutes ne sont pas en effet disponibles dans tous les contrats) ;
  • Attention : certaines options sont antinomiques et ne peuvent donc pas être souscrites ensemble. Ainsi, par exemple, l’option de sécurisation des plus-values des fonds en euros, ne peut pas être souscrite avec celle prévoyant la dynamisation des mêmes plus-values.

Si les principales options ont été évoquées plus haut, d’autres opérations peuvent être automatisées. C’est notamment le cas des rachats partiels qui peuvent être programmés.

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