Assurance-vie : Comparatif, bilan, stratégie et choix pour 2019

L’assurance vie reste un placement incontournable dans la panoplie d’une saine gestion de son patrimoine et ceci malgré l’évolution de la fiscalité sur les retraits. Et explique la progression régulière de son encours. Cependant, si détenir un ou plusieurs contrats d’assurance vie reste conseillé, encore faut-il ne pas souscrire n’importe quel contrat et chez n’importe quel assureur. Pour cela nous vous présentons ce comparatif 100% gratuit et indépendant dans ce guide.

En fonction de ce comparatif et des différents éléments fournis, vous pourrez examiner les différents contrats, et déterminer le plus attrayant en rapport à vos objectifs et votre situation.

banniere comparatif assurance vie

Comment choisir un contrat d’assurance-vie ? Les points à approfondir

En souscrivant un contrat, si le but est de se voir servir un taux de rendement le plus attractif possible, cette recherche du rendement ne doit pas se faire au détriment d’autres qualités du contrat.

Certaines précautions sont donc à prendre pour choisir son contrat. Nous passons en revue ci-après les points importants à examiner avant de choisir un assureur et un contrat.

Les 13 points du contrat à comparer

1. L’assureur

Vous allez traiter avec un distributeur intermédiaire (courtier, agent général, banque, site internet…) mais c’est l’assureur qui est le garant des fonds qui lui sont confiés. Savoir qui est l’assureur du contrat et s’assurer de sa solidité est donc fondamental.

Un même contrat peut être distribué par différents intermédiaires et parfois à des conditions différentes…

Assurez-vous de la qualité du service après-vente de l’assureur. Quels outils sont à votre disposition sur son site Internet ? Pouvez y opérer demande d’avance, demande de rachat total ou partiel, arbitrages ?

2. S’agit-il d’un contrat « individuel » ou « collectif » ?

La dénomination détaillée du contrat dans la notice d’information ou mieux, dans les Conditions générales, devrait vous apporter la réponse. Ce point a une importance capitale pour l’avenir.

En effet les conditions générales d’un contrat individuel ne peuvent pas être modifiées sans votre accord. Pour modifier les conditions (conditions des arbitrages, frais et autres points importants), l’assureur devra vous faire signer un avenant que vous serez libre de refuser.

S’il s’agit au contraire d’un contrat collectif (ou de groupe ouvert), vous n’êtes pas le souscripteur mais seulement un adhérent au contrat. Et l’assureur n’a pas besoin de votre accord. Et il pourra modifier les conditions du contrat avec le seul accord du souscripteur (banque, association d’assurés ou autre, plus ou moins inféodée à l’assureur, à de rares exceptions).

3. L’ancienneté du contrat

Depuis quand est-il commercialisé ? (Vous allez vous engager généralement pour 8 ans ou plus, et il est préférable que votre contrat soit prévu pour vieillir et non être remplacé rapidement par un nouveau produit. Informez-vous sur la politique commerciale de l’assureur en termes de clôture de ses contrats. Un contrat fermé à la vente est bien souvent moins bien rémunéré que les contrats plus récents toujours commercialisés.

Un vieux contrat évolutif (c’est-à-dire un contrat déjà ancien remis au goût du jour vous apportera plus de sécurité et de rendement dans le temps qu’un contrat très récent)

4. Le rendement net de frais de gestion du fonds en euros (sur les 3/4 dernières années ou plus)

Même si le passé d’un contrat ne préjuge pas de son rendement à venir, cela vous donnera une bonne indication (un élément de comparaison : en 2017, le taux moyen était de 1,83% – le taux moyen de 2018 n’étant pas encore connu -).

Si le contrat envisagé ne dispose pas d’une telle ancienneté, analysez le rendement des contrats comparables offert par l’assureur, même s’ils ne sont plus commercialisés. Ce sera une indication.

Et si le fond en euros du contrat proposé n’a obtenu que des performances très moyennes sur la période de référence de 4 ans, n’espérez pas le voir faire mieux dans le futur…et fuyez-le. Car, même si vous souhaitez investir sur d’autres support en parallèle, retenir un fond en euro performant est primordial puisque c’est lui qui vous permettra de sauvegarder les plus-values recueillies sur les autres supports et c’est lui qui vous permettra de vous désengager des supports plus risqués, lors des périodes de baisse des marchés ou d’incertitude.

Et n’oubliez pas que les meilleurs fonds ont sur 8 ans offert un rendement de plus de 31%, alors que la moyenne était de l’ordre de 22% et que les moins bons atteignaient péniblement 17% ! Et si l’on ramène ces chiffres sur la période plus récente (2014-2017), ils passent à plus de 12% pour les meilleurs, presque que 10% en moyenne, alors que les moins performants n’atteignent pas les 6% …

Autre point important :
Voyez si l’accès au fonds en euros est libre et sans limite ou si son accès est lié à l’investissement d’une part de vos fonds (20 ou 30% parfois) sur des unités de compte plus risquées.

5. Les frais d’entrée

(Aussi appelés frais de souscription ou de chargement). Rejetez ou négociez d’entrée avec le vendeur les frais sur versements supérieurs à 2- 2,5% maximum (la fourchette va de 0 à 5%). Plus ils sont élevés, moins le capital investi au départ est important et moins les intérêts seront élevés. Des frais trop élevés peuvent nécessiter jusqu’à 2 voire 3 années d’intérêts pour reconstituer votre versement initial.

Attention :

Si vous avez négocié les frais d’entrée, assurez-vous que le taux négocié figure bien sur le document d’adhésion que vous signez, et que celui -ci précise bien que ce taux sera également applicable aux versements ultérieurs pendant toute la durée du contrat.

6. Les frais de gestion

(Non négociables) : appliqués chaque année sur le capital géré, ils peuvent peser plus lourdement encore sur les résultats réels de votre contrat, si vous ne prenez pas garde à leur niveau car leur cumul va croissant, Ils doivent figurer clairement dans le DIC (document d’information -clé). Généralement, ils présentent 2 taux différents pour le fonds en euros (en moyenne de l’ordre de 0,70%) et les unités de comptes (en moyenne de l’ordre de 0,85%).

Mais attention surtout aux frais cachés ! Ceux qui sont prélevés par les sociétés de gestion des OPCVM ([frais d’entrée, frais courants, commission de surperformance, etc.). Cela peut parfois aller très loin… ils doivent figurer sur le DICI présentant chaque support auquel vous souscrivez en affectant vos fonds.

7. Faites-vous préciser les frais d’arbitrage

(En général entre 0 et 1% des sommes arbitrées) et si le contrat comporte des arbitrages gratuits (dans ce cas faites en préciser le nombre annuel). Faites également préciser les délais de prise en compte de vos arbitrages (important qu’ils soient le plus courts possible car de la mise en œuvre de votre ordre de vente peut dépendre la sauvegarde ou la perte partielle des fonds arbitrés…)

8. Voir les frais afférents aux autres options de gestion

(Notamment la « gestion pilotée », dite aussi « sous mandat » ou « déléguée », mais aussi l’option « investissement progressif » qui permet un lissage des points d’entrée des capitaux sur les unités de compte), et les options « écrêtage des plus-values » (protection des gains réalisés au-delà d’un certain plafond) et « sécurisation automatique des gains » sont parfois accordées sans gratuitement, tout comme le « stop-loss » qui permet de limiter les pertes.

Refusez les contrats comportant des frais de dossier (très rares) ou négociez en la suppression.

9. Faites préciser le nombre et la nature des unités de compte à votre disposition dans un contrat multisupport

En effet, seule une diversification suffisante des supports (actions, obligations, ETF, FCP, SCPI, fonds divers …) vous permettra de profiter des particularités offertes par les différents types d’actifs, mais aussi entre les zones géographiques et les différents secteurs d’activité économique afin de répartir les risques en fonction de votre profil d’investisseur.

Existe-t-il des fonds basés sur l’immobilier ? Si oui, faites-en préciser les noms et conditions d’accès ainsi que les frais d’achat, de gestion et de vente.

10. Le contrat comporte-t-il un ou deux fonds en euros ?

Le contrat idéal comporte 2 fonds en euros : un fonds en euros classique et un fonds en euros dynamique (comportant une part d’actions plus élevée) et un fonds ayant pour base l’immobilier. L’ensemble de ces fonds hors des normes habituelles étant qualifiés de fonds « alternatifs ».

Idéalement, en 2018 et 2019, un bon fonds en euros devra au moins servir un rendement de 2% ou supérieur.

Notez que l’incitation gouvernementale à modérer les taux permet aux assureurs de pas trop puiser dans les réserves qu’ils ont constituées et qui ne sont qu’en partie redistribuées (les assureurs doivent redistribuer les réserves constituées sous 8 ; celles-ci se chiffrent en moyenne à 3,5% de l’encours – variation entre 6% et 1%-).

11. Qui gère votre épargne et comment ?

Les fonds en euros sont généralement gérés en interne chez l’assureur.

Les unités de compte font également l’objet d’une gestion par une société de gestion interne à l’assureur (dans la majorité des cas pour le grand public). Ce type de gestion implique souvent un abus des « fonds maison » et un manque de diversification en résulte parfois…

D’autres contrats dits « multi gestionnaires » privilégient une gestion par des sociétés de gestion extérieures à l’assureur et permettant l’accès à des produits spécialisés.

Le souscripteur choisira en fonction de sa capacité à piloter son contrat. Dans tous les cas, il est indispensable de juger des performances et des frais.

12. Quels types de gestion sont proposés ?

  • Gestion libre (par le souscripteur seul) ;
  • Gestion profilée (voir le nombre de profils) ;
  • Gestion à horizon (principalement pour les jeunes) ;
  • Gestion pilotée (ou Gestion déléguée ou gestion sous mandat).

Pour rappel du fonctionnement de chaque mode de gestion sur cette page.

13. Le contrat comporte-t-il une « garantie plancher » ?

Dans les contrats « multisupport », assurance destinée à protéger le capital qui sera versé aux bénéficiaires que vous avez désignés de la baisse des marchés en leur garantissant un capital au moins égal à vos versements nets de frais après votre décès. Cette garantie est-elle comprise ou optionnelle ? quel en est le coût annuel, à quel montant est-elle plafonnée et jusqu’à quel âge s’exerce-t-elle ?

Comparatif assurance vie : La stratégie pour 2019

Si comme nous l’avons vu, les fonds en euros semblent reprendre peu à peu des couleurs et constituent toujours le cœur du contrat d’assurance vie ; si l’on peut raisonnablement penser que la hausse timide et progressive du taux des obligations va enrayer la baisse des rendements, il convient malgré tout pour les assurés qui veulent dynamiser le rendement de leur placement de ne pas rester passifs.

Nous l’avons vu, il ne faut pas attendre de fonds en euros qui font de piètres performances depuis plusieurs années qu’ils se transforment et surperforment leur taux en 2019 !

Donc, pour les contrats dont les fonds en euros en 2018 ont eu des taux de revalorisation maximum ou inférieur à 1,50% (principalement des contrats bancaires), l’heure est peut-être venue d’envisager, si ce n’est la clôture et le redéploiement des fonds sur un autre contrat, du moins l’ouverture d’un autre contrat.

En effet, un contrat qui rapporte 1,50% l’an net de frais mais pas des prélèvements sociaux ne laisse que du 1,242% (soit moins que le rendement du LEP à 1,25%) une fois ces derniers déduits. Loin de combattre l’inflation actuelle et de gagner de l’argent, le souscripteur en perd…

Dans ces conditions, bien gérer son épargne devient indispensable.

Comment envisager cette manœuvre ?

1ère chose : cesser tout versement sur ce contrat (surtout sur les contrats qui ne sont plus commercialisés, l’assureur n’y fera plus aucun effort et il n’est pas prouvé que ce contrat bénéficie de la redistribution des réserves lorsque celle-ci interviendra).

2ème chose : ouvrir sans attendre un autre contrat pour prendre date au niveau de l’antériorité fiscale. Chose à faire sans attendre, même si vous ne disposez que de quelques centaines d’euros à placer.

Quel type de contrat ouvrir ?

Nous l’avons vu la plupart des banques ne font pas d’effort puisque leur mode de distribution leur permet de capter la majeure partie des encours (en gros 2/3) malgré les résultats décevants de leurs contrats.

Les plus gros assureurs privés, si leurs clients sont un peu mieux lotis, ne sont pas pour la plupart dans le haut du classement et servent en 2018 encore des rendements bien moyens.

Restent donc 3 catégories de distributeurs qui présentent des résultats positifs et méritent plus que l’on s’attarde sur leurs contrats :

  • Certaines mutuelles ;
  • Les associations d’assurés (les vraies, qui sont indépendantes des assureurs) ;
  • Les opérateurs du Net : « Fintech » et autres « Robo-advisors »

Souscrire un bon fonds en euros : comparatif des 3 meilleurs contrats

Pour les souscripteurs qui souhaitent investir la totalité sur un fonds en euros, il convient de mettre en évidence 3 contrats « mono support » qui sortent du lot et sont régulièrement et à juste titre récompensés par la presse spécialisée.

1. LE COMPTE ÉPARGNE TRANSMISSION DE LA MIF

  • Accessible dès 1000 €, sans frais de dossier ni cotisation associative
  • Avec des frais d’entrée dégressif entre 1 et 2% maximum,
  • Des frais de gestion du fonds en € de 0,35 % de l’encours,
  • Ce contrat permet les avances (minium 300 € et 90% de l’encours)
  • Sans pénalités en cas de rachat total ; rachat partiel possible à partir de 300 € et possibilité de rachats partiels programmés.
  • Un fonds en euros performant : 2,35 % en 2018 – 2,50 en 2017 – 2,60% en 2016 et 3,30% en 2015 – Un rendement de 12,60% sur la période 2014-2017 (moyenne du marché : 8,77%)

2. LE CONTRAT AMPLI GRAIN 9 D’AMPLI MUTUELLE (assuré par la CNP)

  • Accessible dès 40 €, sans frais de dossier ni cotisation associative
  • Avec des frais d’entrée dégressifs entre 1 et 3% maximum (moyenne annoncée :1,1%),
  • Des frais de gestion du fonds en € de 0,50% de l’encours,
  • Ce contrat permet les avances (minimum 300 € et 90% de l’encours)
  • Sans pénalités en cas de rachat total ; rachat partiel possible à partir de 300 € et possibilité de rachats partiels programmés.
  • Un fonds en euros performant : 2, % en 2018 – 2,35en 2017 – 3% en 2016 et 3,20% en 2015 – Un rendement de 12,49% sur la période 2014-2017 (moyenne : 8,77%).
  • La petite mutuelle dédiée aux professions libérales (mais le contrat est ouvert à tous et bénéficie de la garantie de la CNP 1er assureur vie français) maintient en 2018 sa performance de 2017.

3. LE CONTRAT ÉPARGNE RETRAITE 2

Ce vieux contrat de l’association ASAC-FAPES bénéficie encore d’une gestion séparée (actif cantonné) dans la comptabilité d’ALLIANZ VIE, qui lui permet d’engranger la totalité du rendement obtenu sans partage avec d’autres contrats de l’assureur. Ce qui lui a permis un rendement de 2,58% en 2017, performance qu’il réitère presque en 2018 avec 2,48%.

  • Accessible dès 450 €, sans frais de dossier
  • Cotisation associative de 3,05 €,
  • Avec des frais d’entrée dégressifs entre 1 et 2% maximum,
  • Des frais de gestion du fonds en € de 0,36 % de l’encours,
  • Ce contrat permet les avances (minium 450 € et 80% de l’encours)
  • Sans pénalités en cas de rachat total ; rachat partiel possible à partir de 150 € et possibilité de rachats partiels programmés.
  • Un fonds en euros performant : 2,48 % en 2018 – 2,58 en 2017 – 2,80% en 2016 et 3,02% en 2015 – Un rendement de 12,11% sur la période 2014-2017 (moyenne du marché : 8,77%)

D’autres contrats proposés par des courtiers en ligne qui méritent votre attention !

C’est le cas notamment de LINXEA. Cet opérateur Internet propose entre autres les 2 contrats suivants :

CONTRAT LINXEA AVENIRLINXEA SPIRIT
AssureurSURAVENIR (Crédit Mutuel)SPIRICA (Crédit Agricole)
Frais minimes> Frais d’entrée : 0%,
> Frais gestion fonds € : 0,60%
> Frais gestion U.C. ; 0,60%
> Frais d’entrée : 0%,
> Frais gestion fonds €: 0,70%
> Frais gestion U.C. ; 0,50%
ArbitragesPossible sans frais. 5 options d’arbitrage programmésPossible sans frais. 4 options d’arbitrage programmés
2 Fonds en Euros Performant > Suravenir Rendement (+16,65% sur 6 ans)
> Suravenir Opportunités 5+2% et +2,80% en 2017 et en 2018)
Actif général de Spirica (+15,53% sur 6 ans) : +2% en 2017 et en 2018

Euro allocation long terme : +3,00% en 2017 et 2,80% en 2018
Modes de gestion> Gestion libre
> Gestion libre assistée
> Gestion sous mandat collective avec 4 profils
> Gestion libre
OU
> Gestion sous mandat (frais supplémentaires de 0,20%)
Supports disponibles (UC)535 (dont 11 SCPI et 29 ETF)Gamme de supports variés (463) dont des fonds immobiliers et des ETF
Valorisation Bonne en arbitrage (1jour), 2 jours en souscription, 5 jours en cas de rachat total

En multi support et sur le long terme, les contrats des « Robo- advisors » ou autres « Fintech »

YOMONI, WESAVE.FR, MARIE QUANTIER, ADVIZE, NALO, FUNDSHOP ? Vous ne connaissez pas ?

>> Alors rendez-vous sur cette page.

Ces start-ups apparues en France depuis 2012 proposent un système de gestion automatisé du portefeuille de produits financiers composant votre contrat et hébergés dans l’enveloppe fiscalement favorable de l’assurance vie.

L’offre de ces sociétés accessible uniquement sur le Net, s’adresse aux investisseurs qui, ayant pris conscience de la nécessité d’investir une part de leurs fonds sur des unités de compte pour doper le rendement, veulent soit déléguer la gestion de leur contrat, soit bénéficier d’une gestion conseillée.

En sélectionnant des produits financiers correspondant à votre profil, ces sociétés optimisent la composition de votre portefeuille afin d’en maximiser le rendement sur le long terme.

À savoir :

Rassurons tout de suite ceux qui se disent : « Ce n’est pas pour moi car je ne fais pas confiance à un robot ! » Aucun des robo-advisors français n’est 100% automatisé et leur choix de gestion résultent d’une combinaison entre les algorithmes et les choix d’un comité de gestion composés d’ingénieurs patrimoniaux bien humains !

En fonction des sociétés, elle pourra prendre différentes formes.

Une présentation rapide de chacun des acteurs et de son offre permettra d’y voir plus clair et de les différencier :

Les 4 fonctionnalités fondamentales des robo-advisors

PROFILAGEUne batterie de questions permet de déterminer le profil de risque de l’investisseur et ses objectifs au moyen de systèmes sophistiqués.
ALLOCATIONUne fois ce profil précis déterminé, le robo-advisor définira et proposera une allocation de départ qu’il sera possible de moduler (sauf en gestion déléguée)
ARBITRAGESIls seront proposés (en gestion conseillée) ou réalisés (dans le cadre d’une gestion déléguée) en fonction de l’évolution des marchés.
REPORTINGUne interface conviviale vous permettra de suivre l’évolution de votre portefeuille et de réaliser vous-même toutes les opérations courantes (retraits, versements, etc.) et d’avoir accès à des statistiques détaillées sur l’évolution de vos avoirs.

Des offres de gestion différentes

Les robo-advisors peuvent être séparés en 2 groupes en fonction de leurs offres

En effet, ces “robo-advisors” proposent des offres différentes destinées à des publics différents.

La première option :

Certaines vous offrent de gérer intégralement votre argent à votre place dans le cadre d’un mandat de gestion déléguée. C’est le cas de YOMONI, WeSAVE.fr (qui vient d’être rachetée par Amundi, filiale du Crédit Agricole) et NALO.

C’est la solution idéale pour les investisseurs qui n’ont pas le temps, pas les compétences ou tout simplement pas l’envie de s’occuper de la gestion de leurs actifs.

La deuxième option :

Les autres proposant une offre de gestion « conseillée » pour FUNDSHOP et ADVIZE. Après une préconisation d’allocation initiale, des propositions d’arbitrage vous sont transmises en fonction de l’évolution des marchés mais vous restez maître de les mettre en œuvre ou non.

MARIE QUANTIER proposant quant à elle une « assistance à la gestion libre ».

Moyennant un abonnement mensuel, elle vous apporte des analyses des marchés et toutes les informations utiles à la gestion de votre contrat ; information et conseils qui vous permettent de prendre vos décisions.

Des offres produits différentes

Alors que certains robo-advisors commercialisent leur propre contrat, d’autres se contentent de distribuer des contrats existants.

Enfin, un troisième type met à votre disposition sa plate-forme d’investissement pour vous permettre d’optimiser votre contrat.

Ainsi :

  • Yomoni vous propose ses contrats partenaires mais vous pourrez également transférer un PEA ou un compte titre existant ;
  • WeSave, Nalo, Advize et Marie Quantier vous proposent uniquement leurs contrats partenaires ;
  • Fundshop ne distribue aucun contrat et permet d’optimiser 14 contrats d’assurance-vie tiers ;

L’analyse rapide des offres YOMONI, WeSave.fr et NALO permet de constater leurs points communs :

  • Gestion déléguée ;
  • Utilisation d’algorithmes en plus d’un comité d’investissement ;
  • Allocation en fonction de différents profils ;
  • Gestion 100% ETF (trackers) pour réduire le coût des sous-jacents et d’optimiser les rendements.

Comparatif des offres des 3 principaux robo-advisors offrant une gestion déléguée

Le tableau ci-après détaille les autres caractéristiques et permet d’en distinguer les différences.

Détails de l’offre de WeSave, Yomoni et Nalo *

Type de gestion

Gestion déléguée par projet

Gestion déléguée par profil

Gestion déléguée par profil

Nombre de profils

illimité (Gestion multi-projets)

10

10

Ticket d'entrée

1000

300

1000

Nombre de clients à date

ND

ND

> 10 000

Encours sous gestion

ND

ND

> 1 000 m€

Agréments

CIF (Conseiller en Investissement Financier)

CIF (Conseiller en Investissement Financier)

SGP (Société de Gestion de Portefeuille)

Année de lancement commercial

2017

2016

2015

Compte titres

PEA

PERP

Assurance vie

Contrat de capitalisation

FRAIS
Frais enveloppe fiscale

0,85%

0.6%

0.6%

Frais de gestion déléguée

0,55% sur la part en UC

0,7% sur la part en UC

0,7% sur la part en UC

Frais des UC

0,2-0,3% (ETF)

0,2-0,3% (ETF)

0,2-0,3% (ETF)

Frais max/an

1,65%

1,6%

1,6%

MODE DE GESTION
Allocation des profils

Algorithmes quantitatifs + Comité d'investissement 

Algorithmes quantitatifs + Comité d'investissement

Algorithmes quantitatifs + Comité d'investissement

Sécurisation progressive possible

Sous-jacents investis

100% ETF

100% ETF

100% ETF

Nb lignes investies

15-20/profils

15-20/profils

15-20/profils

Sous-jacents

Fond euros, actions, taux, matières premières

Fond euros, actions, taux, matières premières

Fond euros, actions, taux, matières premières

ASSURANCE VIE
Assureur

Generali

Suravenir

Suravenir

Fonds euro

Netissima / Eurossima

Suravenir rendement

Suravenir rendement

Unités de compte

29 ETF (en gestion libre)

84 ETF + 20 OPCVM (en gestion libre)

82 ETF + 18 OPCVM (en gestion libre)

PRATIQUE
Souscription 100% digitale

Conseiller dédié

Ingénieurs patrimoniaux

Moyen de comm.

mail, tchat, téléphone et rdv physique

mail, tchat, téléphone et rdv physique

Mail, tchat, téléphone et rdv physique

Utilisation sur mobile

Reporting

Oui (mensuel)

Oui (mensuel)

Oui (trimestriel)

PERFORMANCES
Par profil

Allocation unique par projet (Performances disponibles en Janvier 2019)

P3 : +3,5%
P5 : +4,4%
P7 : +7,2% 
P9 : +8,6%
net de frais, du 01/01/2017 au 31/12/2017

P3 : +3,6%
P5 : +5,3%
P7 : +6,9% 
P9 : +8,7%
net de frais, du 31/12/2016 au 29/12/2017

Fonds euros (2017)

2%
1,77%

2%

2%

* Source du tableau : Jepargneenligne.com

En résumé

Pour 2019, en période d’instabilité des marchés, mieux vaut réduire la part risquée de ses contrats. Conserver néanmoins 15% ou 20% d’U.C pour doper les rendements. Mais, à moins d’être suffisamment formé à l’analyse des marchés et d’utiliser les options d’arbitrage automatiques, confier la gestion de vos contrats en optant pour une gestion déléguée.

Et ne comptez pas sur les fonds obligataires qui vont pâtir de la baisse des taux ni sur les fonds patrimoniaux orientés eux aussi à la baisse. Privilégiez plutôt les fonds diversifiés (ou dynamiques), souvent à dominante immobilière, qui en 2018 sortent généralement bien leur épingle du jeu.

Bon à savoir :

Si on pensait raisonnablement que les fonds en euros garantissant le capital investi peuvent voir leur taux cesser de baisser, voire même remonter en 2019, il faut être bien conscient du fait que l’État fait pression sur les assureurs pour qu’ils en limitent les rendements et que ceux-ci en profitent pour ne pas répartir complètement les réserves constituées depuis des années. De plus, les assureurs eux font pressions sur les assurés pour qu’ils s’orientent davantage sur les contrats en unités de compte puisque ceux-ci nécessitent moins d’immobilisation de fonds propres pour l’assureur.

Annexe : Le point sur les rendements en 2018 et l’horizon de 2019

Les menaces qui planaient sur elle après l’élection présidentielle de 2017 s’étant estompées, en 2018, l’assurance-vie, avec plus de 23 milliards d’euro de collecte nette à fin novembre a prouvé qu’elle demeurait encore de loin le placement préféré des Français.

Malgré la baisse constante du taux de rendement net de frais des fonds en euros, l’assurance reste certainement l’un des placements les plus attractifs actuellement puisque les livrets A et le LDDS voient leur taux gelé à 0,75% l’an (donc largement inférieur à l’inflation actuelle qui sera, selon l’INSEE, de l’ordre 1,80% en 2018 – taux le plus élevé depuis 2012) ; le LEP permettant aux épargnants à revenus modestes de bénéficier d’un rendement de 1,25% l’an.

Si le taux moyen de rendement des contrats en 2018 ne devrait pas être de beaucoup inférieur à celui constaté en 2017 (on parle d’environ 1,70% pour 2018 contre 1,83% selon l’ACPR en 2017) ? l’analyse des rendements 2018 annoncés par les différents opérateurs du marché, laisse apparaître des disparités fortes.

Alors que, malgré des marchés financiers chaotiques en 2018, certains continuent à servir un rendement qui se maintient et reste supérieur à l’inflation (ou progresse même par rapport à 2017 pour quelques rares cas), d’autres voient leur rendement continuer à se dégrader dangereusement ou, au mieux à stagner…

Excepté Primonial dont le fonds en euros (largement investi sur l’immobilier) de son contrat Sérénipierre fait ressortir un rendement de 3,2% (3,40% en 2017) – mais dont le statut est spécifique compte-tenu de ses conditions d’accès -, la totalité des opérateurs annoncent des rendements situés en dessous des 2,50% ; un survol des taux annoncés par les différents assureurs faisant ressortir que cette année encore, les contrats des banques sont loin d’être les mieux revalorisés et se traînent souvent dans les profondeurs des classements établis par les médias spécialisés.

Un constat inquiétant depuis plusieurs années déjà, alors que les banques se partagent plus de 60% du marché de l’assurance vie, bizarrement les contrats qu’elles distribuent sont parmi les moins rémunérateurs du marché.

On peut légitimement s’interroger sur le phénomène et se demander si, dans le contexte actuel, faire le ménage dans ses contrats et réorienter tout ou partie de ses avoirs n’est pas une solution pour booster sa rémunération…

Mais avant d’envisager de souscrire un nouveau contrat, prenons le temps d’examiner ce qui fait un bon contrat et comment le choisir. C’est une opération qui vous demandera certes du temps, mais qui sera déterminante pour l’avenir de votre investissement.