Placer son épargne grâce à l’assurance vie

placer son epargne grâce à l'assurance vieSouscrire une assurance vie est une opération d’épargne qui a pour objectif premier de constituer ou de valoriser une épargne.

Zoom sur ce que le souscripteur peut en attendre en fonction de la stratégie qui sera la sienne et réponses aux questions les plus courantes qu’il est droit de se poser.

Quel type d’assurance vie souscrire pour faire fructifier un capital sans risque ?

Le moyen le plus sûr est la souscription d’un contrat basé sur un fonds en euros.

En effet, ce type de contrat étant à capital garanti, le capital ne peut que progresser. Principalement investi en obligations d’état, la progression du capital est certes minime actuellement, mais elle est systématique (un minimum est souvent garanti).

Chaque année, les intérêts s’ajoutent au capital et deviennent eux-mêmes producteurs d’intérêts par un effet de cliquet et en vertu du système des intérêts composés.

Le taux annuel résulte de la combinaison de deux facteurs : d’un côté le taux dit « technique » et de l’autre la participation aux bénéfices de l’assureur. Il est annoncé chaque début d’année pour l’année écoulée. Il est net de frais de gestion, mais par contre, il faut en déduire les montants des prélèvements sociaux fixés à 17,2 % pour obtenir le taux de rendement net avant impôts.

L’assurance vie est-elle utilisable pour se constituer une épargne de précaution ?

Bien que ce ne soit par définition pas un produit destiné à recueillir l’épargne de précaution, rien n’interdit de l’utiliser pour rentabiliser sur une courte période une somme qui devra être disponible rapidement.

Par contre, il convient de bien sélectionner le produit sur lequel sera investi momentanément cet argent et que vous utiliserez donc comme un compte rémunéré.

Ce contrat devra impérativement :

  • être investi sur des fonds en euros (à l’exclusion de tout contrat en unité de compte) ;
  • ne pas comporter de frais d’entrée ; (actuellement seuls certains contrats accessibles sur Internet répondent à ce critère).

Le souscripteur devra par ailleurs être bien conscient du temps nécessaire à la récupération des fonds investis (délai de formulation et de traitement d’une demande de rachat total ou partiel et de virement des fonds sur son compte). Vérifier le délai minimum aux Conditions Générales du contrat.

Enfin, si le placement a généré des gains, il devra s’acquitter des impôts et prélèvements sociaux. Sauf si le contrat a au moins huit ans (et pour les sommes inférieures à l’abattement).

Assurance vie et imposition des gains réalisés

Afin d’optimiser la fiscalité relative à ses gains, le souscripteur a intérêt à conserver son contrat un minimum de 8 ans.

En effet, si le capital récupéré n’est pas fiscalisé, il n’en va pas de même pour la part représentant les intérêts. Ceux-ci sont soumis, au choix de l’épargnant, soit à l’imposition sur le revenu, soit à un prélèvement libératoire.

Cette fiscalité diminue en fonction de l’ancienneté du contrat :

  • Pendant les 4 premières années du contrat, s’il n’y a pas de réintégration des gains imposables dans ses revenus, le prélèvement forfaitaire libératoire est de 35 %.
  • Entre 4 et 8 ans, faute de réintégration des gains imposables dans ses revenus, le prélèvement forfaitaire libératoire est fixé à 15 %.
  • Après 8 ans, le prélèvement libératoire est de 7,5 %, après abattement d’une somme de 4600 € pour une personne seule ou 9200 € pour un couple marié ou pacsé.

En ce qui concerne les prélèvements sociaux au taux de 17,20 %, ils sont prélevés chaque année directement sur les intérêts obtenus par les fonds en euros. Pour ce qui est des contrats en unités de compte, ils n’y sont soumis qu’à l’occasion d’un rachat partiel ou total du contrat, et sur la part des gains engrangés correspondant.

La possibilité d’un revenu régulier

L’épargnant qui a réalisé ou fait fructifier une épargne sur le long terme, a la possibilité de se constituer un revenu complémentaire régulier, arrivé à l’âge de la retraite.

Pour ce faire, l’assurance vie est l’outil idéal puisqu’elle offre deux moyens pour mettre en place ce revenu.

  • L’assurance permet une sortie du contrat en rente viagère. Le capital constitué est aliéné au bénéfice de l’assureur qui, en contre-partie, s’engage à verser un revenu régulier et garanti jusqu’au décès de son client.

  => Moyennant une baisse du taux, cette rente viagère peut même être reportée sur la tête du conjoint en cas de décès du bénéficiaire(le crédit-rentier).

  • L’assuré peut aussi préférer conserver le bénéfice de son contrat et mettre en place un versement régulier par le biais de retraits programmés. Cette formule présente l’avantage de ne pas aliéner le capital qui, en cas de décès de l’assuré, sera versé au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au contrat.

Fiscalement, les deux formules bénéficient chacune d’avantages :

  • la rente viagère n’est retenue que pour une partie seulement de sa valeur (en fonction de l’âge d’entrée en jouissance).
  • les versements programmés bénéficient de l’abattement de 4600 €/9200 € par an et ne sont donc taxés à 7,5 % que pour la partie excédant cet abattement annuel.

L’assurance vie : l’autre moyen d’accéder aux marchés financiers

L’univers boursier fascine et rebute en même temps les investisseurs non-initiés. L’assurance vie peut être un moyen de le découvrir en prenant des risques modérés, par le biais des contrats « multisupports » et des « unités de compte ».

Et pour éviter de mettre « tous ses œufs dans le même panier », comme le conseille la sagesse populaire, rien n’interdit à l’investisseur prudent de détenir plusieurs contrats auprès d’assureurs différents.

  • En étant « multi-contrats », l’investisseur sera encore plus « multisupports » puisque chaque assureur ayant ses gestionnaires, les fonds en unités de compte retenus pour son investissement seront encore plus diversifiés et donc moins vulnérables à la volatilité boursière.
  • S’il prend plaisir à gérer ses avoirs en bourse, la gestion libre lui donnera la satisfaction de piloter et d’arbitrer lui-même ses investissements.
  • De plus, en cas de défaut des assureurs, la garantie accordée par l’État pour indemniser leurs clients pourrait lui bénéficier jusqu’à concurrence de 70000 € par contrat souscrit. Soit une garantie globale de 140000 €.
  • Enfin, investir en bourse par le biais d’une assurance vie apportera à vos investissements boursiers les avantages fiscaux inhérents à ce type de contrat, à savoir la transmission hors succession de votre patrimoine investi dans cette enveloppe fiscale très favorable.

L’assurance vie, outil de diversification de vos placements

Un contrat « multisupports » permettra à l’épargnant de diversifier ses investissements sur de nombreux supports financiers différents.

Selon les contrats, outre un fonds en euros garantissant le capital (effet de cliquet), le souscripteur d’un contrat « multisupports » pourra trouver à placer son argent sur d’autres supports : fonds actions, fonds obligataires, fonds monétaires et immobiliers, etc.

Plus les supports d’un contrat sont nombreux et plus le choix offert à l’épargnant sera vaste. OPCVM (comprenant Sicav, FCP, parts de SCPI, etc.), mais aussi actions diverses (or, matières premières – métaux, pétrole…-), obligations…

Mais attention, si les contrats en unités de compte offrent des perspectives de gains intéressantes, ils sont sensibles aux mouvements boursiers et peuvent entraîner des pertes importantes ;

Alors renseignez-vous bien avant de signer. Poser les bonnes questions et faites-vous préciser les frais inhérents à votre contrat mais aussi ceux des organismes de gestion.

Bon à savoir :

En bourse, les pertes ne sont réelles qu’à la vente. Donc en cas de baisse sérieuse de votre contrat, si vous n’avez pas un besoin impératif de votre argent, soyez patient. A plus ou moins long terme, vous devriez retrouver votre capital…et pour éviter des désagréments, utilisez les options de gestion.

En savoir plus sur les possibilités de l’assurance vie :

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