Les contrats d’assurance vie permettent de favoriser et protéger financièrement son conjoint. Il ne faut cependant pas oublier de prendre en compte le régime matrimonial ainsi que les intérêts des enfants. Explications.
De même qu’elle exonère totalement de droits de succession les biens recueillis pour le conjoint ou le partenaire pacsé, la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (dite loi Tepa) supprime la fiscalité de 20 % affectant les capitaux versés au titre d’un contrat d’assurance-vie au-delà de 152 500 €. Une assurance décès peut compléter cette protection en garantissant un capital au conjoint.
Ainsi, que ce soit par le biais d’une assurance-vie ou par le simple jeu des règles de succession, votre conjoint marié ou pacsé ne paiera aucuns droits. L’assurance- vie n’en conserve pas moins son intérêt, notamment pour vous affranchir des règles de la réserve.
Si vous souscrivez une assurance-vie au profit de votre conjoint avec lequel vous êtes marié sous le régime de la communauté légale, vous devez être particulièrement vigilant quant à la rédaction de la clause, et prévoir notamment les cas de divorce ou de décès de votre époux avant le vôtre.
La désignation du conjoint
- si le contrat d’assurance-vie constitue une donation, celle-ci est révocable, même si le conjoint bénéficiaire a accepté. Seule compensation : en cas de divorce, le conjoint peut récupérer la moitié des sommes investies dans le contrat ;
- si le contrat d’assurance-vie ne constitue pas une donation, la désignation du conjoint comme bénéficiaire, s’il accepte, est irrévocable. C’est le cas lorsque chacun des époux souscrit une assurance-vie en désignant son conjoint comme bénéficiaire. La Cour de cassation considère en effet que ces contrats sont souscrits dans l’intérêt de la famille et ne constituent donc pas une donation.
En cas de divorce
Frais, supports, fiscalité, clause bénéficiaire : comparez les contrats des assureurs partenaires avant de choisir, sans obligation de souscrire.
En cas de décès du conjoint
- soit ils considèrent que le contrat est un bien commun, et la moitié des capitaux doit être réintégrée dans la succession et soumise aux droits correspondants ;
- soit ils considèrent qu’il s’agit d’un bien propre. Vous pouvez alors conserver le bénéfice du contrat intégralement.
Frais, supports, fiscalité, clause bénéficiaire : comparez les contrats des assureurs partenaires avant de choisir, sans obligation de souscrire.


