La sécurisation des gains réalisés sur les contrats multisupport

La baisse régulière du rendement des fonds en euros incite les investisseurs à risquer une partie de leur fonds sur des contrats multisupport, afin d’accroître la rentabilité de leur contrat.

Mais si les unités de compte peuvent rapporter beaucoup plus que les fonds en euros, contrairement à ces derniers, leurs gains ne sont pas garantis. Aussi convient-il d’en sécuriser les plus-values pour les protéger des baisses des marchés.

Stratégies de sécurisation des plus-values

Sécuriser les plus-values doit se faire par leur transfert sur le fonds en euros du contrat ne peut confondre

Réorienter les gains vers les fonds en euros peut se faire de deux façons.

1) L’arbitrage

Le titulaire du contrat peut à tout moment modifier la répartition de ses fonds sur les divers supports de son contrat par le biais de l’arbitrage.

Par contre, procéder à des arbitrages nécessite un suivi régulier des performances des supports de vos investissements, afin de pouvoir opérer l’arbitrage au moment le plus favorable à la sauvegarde des gains obtenus.

Cette possibilité d’arbitrage est accordée automatiquement au souscripteur du contrat multisupport. Elle peut être proposée gratuitement, mais comporte plus souvent des frais forfaitaires ou calculés en pourcentage des sommes arbitrées.

2 ) L’option de sécurisation automatique des plus-values ou « stop win »

  • Les assureurs proposent à leurs clients des options ayant pour objet d’écrêter périodiquement les plus-values enregistrées.

L’assuré peut opter pour l’arbitrage automatique de sécurisation des plus-values. Il définira contractuellement un palier à partir duquel ses gains sur des unités de compte seront mécaniquement transférés sur un fonds en euros sécurisé. Précisons que le souscripteur peut mettre en place ou suspendre l’option à tout moment dès la souscription du contrat.

L’assuré choisira la fréquence des écrêtages (par exemple hebdomadaire) et ceux-ci seront effectués automatiquement, dès lors où les gains des supports en unités de compte auront atteint un seuil fixé par le souscripteur (5 %, 10 %, ou jusqu’ 30 %). Il devra désigner les supports concernés par la sécurisation des plus-values ainsi que le fonds en euros qui devra recueillir les plus-values arbitrées.

Une fois le seuil de revalorisation atteint, les gains écrêtés sont transférés sur le fonds en euros où ils seront productifs d’intérêts à leur tour.

Cette solution d’arbitrage permet de ne pas être obligé de surveiller régulièrement ses placements, tout en optimisant la gestion de son contrat d’assurance vie.

Selon les assureurs et les contrats, l’option de sécurisation des plus-values est accordée gratuitement ou moyennant un coût forfaitaire.

La sécurisation des plus-values dans le cadre d’un contrat multisupport permet de diversifier les investissements sur des unités de compte soumises aux variations des marchés financiers.

Cette stratégie permet à l’investisseur qui prend des risques plus ou moins mesurés d’obtenir des gains supérieurs au rendement des fonds en euros.

La possibilité de disposer de cette option, son coût, la fréquence de l’arbitrage automatique, sont autant de paramètres à prendre en considération dans le choix de son contrat.

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