Comment sécuriser les gains d’une assurance vie multisupport ? 

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Si les gains réalisés chaque année sur les fonds en euros de l’assurance vie sont garantis à l’assuré, ceux générés par les fonds en unités de compte, au contraire, ne le sont pas. Pour contredire ce principe, des options de sécurisation (ou d’écrêtage) des gains existent.

Elles consistent à opérer des arbitrages automatiques régulièrement (une fois par semaine, par exemple), de sorte que les plus-values générées par les fonds en unités de compte sont mises en réserve dans le fonds en euros du contrat dès qu’un certain seuil de valorisation du support, défini à l’avance, est franchi (5 %, 10 %….).

Certains assureurs proposent aussi de sécuriser progressivement, non plus les revenus dégagés, mais l’épargne investie, en la transférant progressivement des fonds en unités de compte diversifiés vers le fonds en euros (on parle alors de fonds à horizon).

A savoir : Pendant de l’option « sécurisation des plus-values », l’option « dynamisation » consiste à transférer tout ou partie des gains enregistrés sur le fonds ers euros de son assurance vie vers ses fonds financiers plus risqués. C’est l’assureur qui réalise cet arbitrage automatique, une à deux fois par an. Avantage, seuls les gains sont réorientés et le capital investi reste sécurisé sur le fonds à capital garanti.

L’épargnant doit néanmoins s’entourer d’un minimum de précautions, pour éviter de prendre trop de risques. II peut, par exemple, demander à l’assureur de ne la mettre en œuvre que lorsque les valeurs boursières sont en hausse depuis une certaine période (un trimestre ou un semestre).

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Est-il possible de limiter les pertes constatées sur les unités de compte ?

Certains contrats d’assurance vie proposent des arbitrages à seuil évolutif qui permettent à l’épargnant de stopper ses pertes sur un fonds dès que le seuil qu’il a déterminé (10 % de moins-value par exemple) est atteint.

Il peut ainsi sécuriser son capital et ses gains sur un support moins volatile. Avec cette option (« stop loss »), l’assureur enclenche le désinvestissement des supports en unités de compte dès lors qu’il y a dépassement d’un seuil de moins-value préfixé.

Dans certains contrats, cette option a son pendant, le « stop win », qui consiste à sécuriser l’encours d’un ou plusieurs supports en unités de compte en le plaçant sur des supports moins risqués, lorsque le taux de plus-value prédéfini par l’épargnant est atteint.

Les options « stop loss» et « stop win » sont intéressantes dans la mesure où elles permettent d’encadrer les performances de son assurance vie, à la baisse comme à la hausse. Cependant, elles peuvent devenir pénalisantes en cas de retournement brutal de la conjoncture économique. L’épargnant doit donc les surveiller de près, et ne pas hésiter à les adapter les moduler ou les désactiver, selon l’évolution des marchés financiers.

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