Assurance vie : 6 conseils primordiaux à connaitre

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Les épargnants plébiscitent l’assurance vie sans avoir forcément compris toutes les ficelles de ce placement. Du coup, les couacs sont de plus en plus nombreux ! 6 conseils pour déchiffrer et manier les contrats d’assurance vie comme un pro.

Mais de la théorie à la pratique, il faut parfois essuyer les plâtres ! Nous avons donc décidé de lever le voile sur ce placement. L’objectif ? Vous permettre de maîtriser parfaitement un outil d’épargne a priori rebutant, d’autant que les caractères utilisés dans les contrats et le jargon des assureurs ne sont pas là pour vous aider…

1. Entre épargne et prévoyance, placez l’assurance vie du bon côté

« Dans assurance vie, il y a le mot placement. » Ce vieux slogan publicitaire d’une grande banque avait l’avantage d’être limpide. Un contrat d’assurance vie est avant tout un investissement financier. On y place de l’argent pour le voir fructifier, capitaliser pour reprendre le jargon des banquiers. Pas grand rapport avec une assurance, direz-vous ? En effet. Profitez-en pour chasser l’erreur fréquente de l’assimiler à l’assurance décès. Celle-ci est un produit de prévoyance (à ne pas confondre avec l’assurance obsèques d’ailleurs), permettant de verser lors du décès de l’assuré un capital fixé à la souscription. Rien de commun avec de l’épargne.

Certes, en cas de décès, l’assurance vie est perçue par un proche. Mais sa vocation n’est pas de protéger qui que ce soit, du moins quand le capital investi est faible. Car le bénéficiaire touchera uniquement l’épargne inscrite en compte sur le contrat. Les bases étant posées, l’heure est donc venue de savoir qui fait quoi…

2. Souscripteur, assuré, bénéficiaire : distribuez les bons rôles

Souscrire une assurance vie, c’est s’engager dans un morceau à plusieurs mains. Le souscripteur joue le premier en signant. Lui seul peut ensuite verser ou retirer des liquidités. Et, bien sûr, clore le contrat ! Nombre de produits, dits de groupe ou collectifs, désignent cette personne comme adhérente. En face de lui, une compagnie d’assurances. Elle reçoit les fonds et garantit la bonne exécution du contrat. Attention à ne pas confondre cet assureur avec le distributeur : dans la plupart des cas, c’est une entité différente. Votre établissement bancaire, par exemple, n’est qu’un simple intermédiaire… Tout comme les conseillers en gestion de patrimoine ou les associations d’épargnants.

Voir aussi : Assurance-vie : Comparatif, bilan, stratégie et choix pour 2020

Il existe aussi deux autres acteurs très importants : l’assuré et le bénéficiaire. Le premier se retrouve presque toujours sous les traits du souscripteur. Si l’assuré meurt en cours de contrat, une personne désignée perçoit le capital présent sur l’assurance vie au moment du décès. C’est le bénéficiaire.

A noter : ils peuvent être plusieurs ! Et d’où sortent-ils ? D’une clause soigneusement remplie dès l’origine par le souscripteur. Sachez que le bénéficiaire peut être une tierce personne, pas forcément le conjoint ou les héritiers. Attention à toujours avoir plusieurs ayants droits successifs pour éviter que le capital ne tombe dans la succession, faute de bénéficiaire vivant.

3. Choisissez un contrat en euros pour la sécurité

Quand on débute, mieux vaut être prudent ! Le fonds en euros est la vraie réponse pour obtenir la garantie du capital investi, net de frais de souscription, et sa croissance régulière. Les intérêts acquis chaque année le sont définitivement. Comment reconnaître ce support ? En regardant de près les documents contractuels. Ils indiquent alors que l’épargne est investie dans l’actif général ou dans un fonds cantonné. Par ailleurs, la valeur du capital est exprimée en euros, et non en parts.

On en trouve dans deux types de produits

  • Primo, le contrat exclusivement en euros, ou dit monosupport car vous n’aurez pas d’autre solution financière. Les prélèvements sociaux, de 17,2% actuellement, sont ponctionnés tous les ans sur le rendement de l’année.
  • Secundo, le contrat multisupport. Il comprend par nature plusieurs possibilités de placement, avec presque toujours un actif en euros. Mais, pour ouvrir les solutions d’investissement aux épargnants et améliorer leurs marges, les assureurs ont agrémenté leurs contrats d’autres supports (Sicav, fonds communs de placement, sociétés civiles immobilières…) appelés unités de compte.

Sur un multisupport, vous êtes libre de choisir le fonds en euros pour 100 % de votre investissement, sauf si vous le souscrivez par suite du transfert d’un ancien contrat monosupport.

Ici, les prélèvements sociaux sont dus lors des retraits. Toujours affichés nets de frais de gestion – en moyenne 0,6 % sur les fonds en euros – mais pas de prélèvements sociaux, les rendements des contrats sont loin de tous se valoir. Autant démarrer avec un contrat de qualité. Ce sont des produits à versements et retraits libres pour avoir la liberté maximale.

4. Prenez des risques adaptés à votre profil

Si vous voulez davantage de performance sur la distance qu’un contrat ou fonds en euros, il faut souscrire un multisupport. Mais faire ce choix, c’est prendre des risques sur son épargne. Le capital investi pourra certes grimper plus vite, mais il pourra aussi diminuer. D’où la nécessité d’y investir seulement l’argent dont vous avez la certitude de ne pas avoir besoin avant plusieurs années.

Pour démarrer, les profanes ont à disposition des fonds profilés ou des profils de gestion. Une sorte de condensé du risque, où l’assureur se charge de tout. On qualifie ces fonds de prudent », « équilibré » ou dynamique ». Sous ces adjectifs, on mesure vite l’ampleur du risque pris et du gain potentiel à l’arrivée.

Autre possibilité : se construire soi-même son profil de gestion. C’est simple : il suffit de répartir votre épargne entre le fonds en euros, pour la sécurité, et un ou deux supports d’investissement mis à disposition pour le reste. Quelle que soit la solution retenue, suivez votre investissement au moins une fois par an.

5. Prenez des libertés avec la clause bénéficiaire

Pour mémoire : à la souscription d’un contrat, vous indiquez la ou les personnes qui toucheront le capital du contrat en cas de décès. En d’autres termes, le ou les bénéficiaires. Au fil des années ou des événements, on peut avoir envie de changer son fusil d’épaule. C’est possible. Il suffit d’écrire à l’assureur pour lui signifier votre volonté. Il vous retournera un avenant prenant acte de votre souhait.

Attention, cette possibilité n’est plus autorisée si le bénéficiaire a au préalable « accepté » le bénéfice du contrat auprès de l’assureur en lui écrivant. Vous ne pouvez plus alors modifier son nom sans son accord.

Mais la clause bénéficiaire recèle bien d’autres subtilités. On peut par exemple établir une répartition du bénéfice du contrat entre plusieurs personnes. On peut aussi insérer une condition dans la clause bénéficiaire, par exemple en désignant « mes enfants, à charge pour eux de convertir le capital en rente viagère ».

Autre possibilité : le démembrement de la clause bénéficiaire. Il s’agit alors de désigner un bénéficiaire usufruitier, par exemple le conjoint, et un ou des bénéficiaires nus-propriétaires, par exemple les enfants. Au décès de l’assuré, l’usufruitier pourra disposer des capitaux, charge à lui d’en rendre l’équivalent. Les nus-propriétaires ont, alors, une créance sur la succession de l’usufruitier.

6. Apportez votre contrat en gage d’un prêt

On peut donner son contrat en gage auprès d’une banque pour garantir un prêt personnel, pour soi-même ou pour un tiers. C’est donc une économie certaine, sachant que cette opération, si elle est réalisée par avenant, est souvent gratuite. Encore faut-il posséder un contrat d’assurance vie disposant d’un montant significatif. Dans le jargon, on parle de nantir son contrat. L’assurance vie devient alors une garantie de paiement, en cas de défaillance de l’emprunteur. Pendant ce temps, le contrat continue bien sûr de capitaliser.

Une fois le crédit remboursé, le gage tombe et le souscripteur retrouve la main sur son argent. Entre-temps, la mise en gage écorne la latitude d’action du souscripteur. Une fois le nantissement opéré, il ne peut plus effectuer de retraits, d’avances ou d’arbitrages sur son contrat sans l’accord de la banque. Mais ce dernier peut être gagé partiellement. Les banquiers accepteront davantage le nantissement d’un contrat ou fonds en euros. La raison ? Eux aussi apprécient la sécurité…

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